Alice largest
Alice et autres merveilles par Emmanuel Demarcy-Mota

Difficile

Au Théâtre de la Ville, du 28 décembre 2015 au 9 janvier 2016, durée 1h20 – (pour y aller)

eugene pas content
Alice aura rarement eu autant de moyens mis à la disposition de son rêve. Mais pourquoi ? On se pose encore la question.

Aux premières minutes, quelques rires d’enfants viennent égayer la salle. Il est question d’un fameux lapin blanc et on découvre une Alice un peu criarde mais pas antipathique. Puis rapidement toutes les respirations disparaissent. Les scènes s’enchaînent sans égard pour le public et le contact est perdu.

Interrogations de tout ordre

Les épisodes de l’aventure d’Alice se suivent à la queue-leu-leu, sans parti pris net, sans lecture, sans raison d’être si ce n’est de mettre tous les moyens à contribution. Quant au reste de ce que l’on pourrait espérer d’une production du Théâtre de la Ville, on est loin du compte – et de nos habitudes.

En sortant, on n’a toujours pas compris. Ni le propos – s’agissait-il de suivre à la lettre le conte de Lewis Carroll ? – ni les choix scéniques – à quoi correspond cette bassine ? – ni les paroles des chansons en anglais – et pourtant l’anglais est ma langue maternelle. Ni même à quel public ce spectacle s’adresse.

D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à être restés dans le brouillard. En témoignent les déplacements incertains des enfants choristes qui n’ont pas eu suffisamment de directions pour ne pas se perdre sur scène : du dernier rang on voit clairement les acteurs les tirer par le bras.

Dommage.

Alice

Crédits photo : Getty Image/Krakozawr et © Jean-Louis Fernandez

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