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Quello che di più grande l’uomo ha realizzato sulla terra par Silvia Costa

Poésie de l’abstraction

Du 15 au 19 mars au théâtre de Gennevilliers, durée environ 50 minutes (pour y aller)

Cette courte pièce de Silvia Costa, metteur en scène italienne, questionne la forme et sa définition avec une approche pluri-disciplinaire riche, faisant cohabiter image, son et lumière du début à la fin. Inspirée d’un texte de Raymond Carver, Cathedral, elle met en jeu un voyant qui tente de décrire une cathédrale à un aveugle. N’y parvenant pas, ils vont dessiner ensemble la géométrie de l’édifice. En effectuant ce parallèle avec un mal-voyant, Costa pose la question des limites de notre vue et de notre perception.

Artiste protéiforme et collaboratrice artistique du célèbre et controversé Romeo Castellucci, Silvia Costa livre un spectacle pluriel, riche de formes d’expression. Son propos, qu’on sent mûrement réfléchi, se présente comme une question ouverte à laquelle il n’est pas nécessaire de trouver une réponse arrêtée : la metteur en scène l’explore, et la donne à voir avec une abstraction et une force marquantes.

Beauté subtile

La composition musicale de Lorenzo Tomio, qui évoque l’électro-acoustique originelle des années 60, donne une continuité et une harmonie aux tableaux dépeints par Costa. Ses questionnements quant à la vue s’expriment par un apparent dépouillement scénographique, et un travail autour de l’abstraction. Le système qu’elle met en place est en réalité complexe : sa géométrie se densifie au cours de la pièce, avant de redevenir plus épurée vers la fin. L’espace, ainsi que la dramaturgie, matérialisent la question de notre capacité à pleinement percevoir ce qui nous entoure, qu’il s’agisse d’individus ou d’objets et de formes.

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Les effets visuels auxquels la metteur en scène a recours sont subtils mais puissants. Ils donnent une poésie à l’indéfinissable et l’insaisissable. Les jeux d’ombres, de symboles et de gestuelle présentent une certaine grâce. Le jeu des comédiens, qui ne regardent pas le spectateur et semblent presque évanescents, accentue lui aussi l’aspect très pictural de la pièce. Costa cherche à éveiller la sensibilité la plus extrême de son spectateur… tout en lui exposant ses limites.

Présence, absence et solitude des êtres

Les quatre personnages mis en scène, bien qu’ils interagissent ensemble, expriment une grande solitude de l’être. Leur difficulté à prendre pleinement conscience de ce qui les entoure, par la vue mais aussi de façon humaine, les confronte à leur propre isolement. Elle semble nous rappeler que, quel que soit l’environnement spatial ou humain dans lequel on se trouve, on reste seul face à son destin et à cette question : que faire de son existence, et que devenir ? Les quatre comédiens circulent comme quatre aveugles. Ils n’arrivent ni à voir, ni à comprendre les sentiments qui les habitent, même s’ils en expriment le désir.

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Œuvre d’art totale

Silvia Costa produit une œuvre totale, où tous les arts s’entremêlent, vivent ensemble et se secondent dans la création d’un imaginaire personnel. La bande sonore rend l’ensemble de la pièce aérien, ponctué de quelques moments intenses. Elle fonctionne parfaitement avec le jeu des comédiens, mais aussi avec le texte ; ce dernier se présente tantôt sous la forme de prises de parole individuelles, tantôt de dialogues, mais l’envie de comprendre les limites de notre perception reste constante.

Certains trouveront la forme du spectacle relativement étanche. En effet, bien qu’il soit développé sous plusieurs formes, le sujet reste communiqué avec une certaine distance. Le spectateur reste finalement assez loin de l’univers qui se déploie sous ses yeux, ce qui peut rendre le propos difficilement accessible.

Mais on en ressort avec le sentiment que Silvia Costa a réussi à nous montrer, tout en poésie, avec une grande force d’abstraction, quelque chose qui relève de l’intangible. Et c’est à la fois beau et fort.

Avec qui y aller ? Quelqu’un de très visuel, un minimaliste, un voyageur, ou tout simplement un.e amoureux.se de la fusion des disciplines.

Crédit photo : © Matteo de Mayda

7 réflexions sur “Quello che di più grande l’uomo ha realizzato sulla terra par Silvia Costa

Poésie de l’abstraction

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