opera panique
Opéra panique de Alejandro Jodorowsky par Ida Vincent

Ingénieux mais sans relief

Tous les vendredis soirs jusqu’au 14/04/2017 au Théâtre Darius Milhaud | Durée : 1h30 | Pour y aller

eugene plutot pas contentL’Opéra panique est un texte de Jodorowsky qui s’inscrit dans le mouvement du théâtre de l’absurde. La mise en scène de Ida Vincent est assez épurée, existe dans une époque intemporelle où les déplacements sur scène sont rythmés de manière mécanique, réglés à l’angle près.

Les acteurs sont pluridisciplinaires. Ils savent danser, chanter, jouer de la musique. Ils composent un chœur rigolo dont les interprétations sont assez originales. Au-delà du piano et des ukulélés, un des comédiens rythme certains passages avec une improvisation de « beat box ».

Nous sommes au regret de ne pouvoir vous communiquer votre destination car elle est secrète…ni le pilote , ni moi même ne la connaissons, nous voyageons sans boussole, grâce au pilote automatique. Alejandro Jodorowsky.

Un cinquième personnage accueille le public et crée une passerelle entre le plateau et la salle, annonce les enchaînements des différents tableaux. Telle une ouvreuse à l’affut de toute réclamation. Quelques idées de mises en scènes pertinentes, comme le déjeuner face au miroir du public.

L’opéra panique impose un univers absurde, mais absurde ne veut pas dire anarchique

On crie et meurt beaucoup sur le plateau. Le jeu des émotions manque parfois de finesse, mais le texte est drôle, on rit beaucoup dans la salle de l’absurdité des situations présentées. Quinze saynètes du texte sont jouées et des inserts nés de l’imaginaire de la troupe ont été incrustés entre certains des tableaux.

Les costumes évoquent une élégance British et une sobriété décalée. Je les ai imaginés intemporels mais néanmoins évocateurs. Ida Vincent.

Malheureusement l’onirisme si cher à Jodorowsky n’est que difficilement palpable. Le jeu des acteurs, ainsi que les choix de mise en scène, ne permettent pas d’aller au-delà des didascalies proposées par l’auteur dans l’écriture du texte.

Avec qui y aller ? Un ami punk sans chien, des copines bizarres et des nageurs qui détestent les plongeoirs. 


Crédit photo : Ida Vincent

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Ingénieux mais sans relief

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