Revue Rouge 
Chant Norah Krief - mise en scene Eric Lacascade - 
conception et direction musicale David Lescot - avec : 
- Norah Krief 
- David Lescot 
- Philippe Thibault (basse) 
- Fred Fresson (piano)
- Flavien Gaudon (batterie)
- lumieres Jean-Jacques Beaudoin - Joel L'Hopitalier - costumes Augustin Rolland - video Stephane Pougnand
- Theatre National de Bretagne - Fevrier 2015
© Brigitte Enguerand
Revue Rouge de David Lescot par Éric Lacascade

Red is not dead

Du 06 au 27/07/2017 au 11 – Théâtre Gilgamesh | Durée : 1h15 minutes | Pour y aller

eugene3Les Rouges ne sont pas morts, ils chantent encore. Sélection enlevée et électrique de chants révolutionnaires chantés, joués et racontés par un groupe de cinq musiciens et comédiens, à vous faire reprendre la Bastille et aller chatouiller le Tsar. Recommandé et approuvé contre les roupillons de fin d’après-midi.

Fin des années 1920, un ouvrier désespéré prend soin d’ôter sa montre avant de se jeter par la fenêtre de l’usine où il s’escrime. Bertolt Brecht prendra ce fait divers comme point de départ d’une chanson. Solidarität s’appelle-t-elle et reprend à son compte le « Prolétaires de tous les pays unissez-vous et vous serez libres ! » du Manifeste du parti communiste.

La chanson est censurée parce que jugée subversive. À son censeur, Brecht dira qu’il le félicitait parce qu’il avait parfaitement bien compris l’esprit du texte. À la même époque c’est Gaston Mardochée Brunswick, un chansonnier français surnommé Montéhus, qui a la cote dans les réunions de la Rive Gauche que tient Lénine lors de son exil dans la capitale française.

La Commune, la Révolution d’Octobre et la Guerre d’Espagne

Voilà quelques-unes des d’anecdotes de chants révolutionnaires qui cassent la baraque dans Revue Rouge au théâtre Le 11 – Théâtre Gilgamesh. Ils sont interprétés par une Norah Krief électrique, entourée d’une équipe de quatre musiciens. Le Rhinocéros avait beaucoup aimé la comédienne par le passé dans des Feydeau et Molière.

Des genres plus classiques dont on est ici très loin : quelque part entre le rock garage, les fourches de la Commune, la Révolution d’Octobre et la Guerre d’Espagne. On ressort avec l’envie d’aller déverser du purin devant la préfecture ou bloquer la départementale la plus proche sur l’autel des traitres à l’Internationale !

Avec qui y aller ? Un Insoumis, Philippe Poutou.


Crédit photo : Brigitte Enguérand

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