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	<title>Rhinocéros</title>
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	<description>La critique à la dent féroce</description>
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		<title>Edges de Pasek &amp; PaulDes airs de Broadway</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jun 2013 08:33:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Delphine Kilhoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Auguste Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Edges]]></category>
		<category><![CDATA[Musical]]></category>
		<category><![CDATA[Pasek & Paul]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Ly-Cuong]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 3 juillet 2013, <a title="Site de l'Auguste" href="http://augustetheatre.com" target="_blank">Auguste Théâtre</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene3.jpg" alt="" width="90" height="90" />Moins connu en France qu’aux </strong><strong>É</strong><strong>tats-Unis, <a title="Site officiel de Pasek et Paul (en anglais)" href="http://pasekandpaul.com" target="_blank">Pasek et Paul</a> est un brillant duo d’auteurs compositeurs de comédies musicales<sup>1</sup>, révélé par le cycle de chansons <em>Edges</em>.  Un « cycle », car <em>Edges</em> ne raconte pas une histoire à proprement parler,&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 3 juillet 2013, <a title="Site de l'Auguste" href="http://augustetheatre.com" target="_blank">Auguste Théâtre</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene3.jpg" alt="" width="90" height="90" />Moins connu en France qu’aux </strong><strong>É</strong><strong>tats-Unis, <a title="Site officiel de Pasek et Paul (en anglais)" href="http://pasekandpaul.com" target="_blank">Pasek et Paul</a> est un brillant duo d’auteurs compositeurs de comédies musicales<sup>1</sup>, révélé par le cycle de chansons <em>Edges</em>.  Un « cycle », car <em>Edges</em> ne raconte pas une histoire à proprement parler, il s’agit plutôt de vignettes évoquant avec sensibilité et humour le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Pour la première fois, le public français peut les découvrir <em>live</em>, le temps de quelques dates à l’Auguste Théâtre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Edges" src="http://rhinoceros.eu/images/delphine/2013/06/edges/Edges.jpg" alt="" width="300" height="200" />Un plateau nu, un pianiste et six comédiens-chanteurs : voilà ce qui est au menu de cette version parisienne de <strong><em>Edges</em></strong>. Un choix intelligent de la part du metteur en scène Stéphane Ly-Cuong, car le matériau musical se révèle largement assez riche pour ne pas avoir à s’encombrer de fioritures, de décors ou costumes multiples. Le spectacle se concentre sur l’essentiel : la musique et ses interprètes. Et avec leurs mélodies accrocheuses et bien construites, l’engouement des Américains pour les compositions de Pasek et Paul n’est pas surprenant !</p>
<p style="text-align: justify;">Même sans ligne narrative, l’ensemble garde une vraie cohérence, avec une alternance bien pensée de passages ludiques ou plus graves, de solos, de duos et de chants d’ensemble. Joués en version originale, les textes évoquent aussi bien les affres des jeunes adultes (les premières <img class="alignleft" title="Edges" src="http://rhinoceros.eu/images/delphine/2013/06/edges/Edges3.jpg" alt="" width="300" height="200" />déceptions amoureuses, les relations familiales difficiles, les doutes sur la vie…) que leurs joies et leur sens de l’autodérision, comme dans <em>Be My Friend</em>, aussi connu sous le nom de <em>Facebook Song</em>, ou encore  l’excellent <em>I Hmm you</em> sur l’incapacité à dire « I love you »…</p>
<p style="text-align: justify;">Cette jeune équipe dégage énergie et enthousiasme, mais aussi de la justesse dans l’expression d’émotions plus subtiles. Ils sont accompagnés avec brio par le pianiste John Florencio qui réussit à être à la fois discret et énergique derrière son instrument. Au fil des morceaux, on se surprend à les imaginer sur une scène plus grande, où ils pourraient encore mieux déployer les ailes de leurs talents et faire entendre leurs (belles) voix.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Edges</em></strong> de Pasek &amp; Paul, mise en scène de Stéphane Ly-Cuong, direction vocale de Miranda Crispin, direction musicale de John Florencio, <a title="Site de l'Auguste" href="http://augustetheatre.com" target="_blank">Auguste Théâtre</a>.<br />
Avec: Adam Benghiat, Wassila Benaïssa, Clara Benioff, Lauren Berkman, Eddy De Pretto, Xavier Ecary, Vincent Gilliéron et Clara Pettmann.<br />
Crédits photographiques : Julien Contarin.</p>
<g:plusone href="http://rhinoceros.eu/2013/06/edges-de-pasek-paul/"  size="standard"   count="false"  ></g:plusone><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_8615" class="footnote"></strong>On peut notamment entendre certaines de leurs compositions dans la seconde saison de <em><a title="Page officielle de Smash (en anglais)" href="http://www.nbc.com/smash/" target="_blank">Smash</a></em>.<strong></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>1re Saison Égalité Hommes/Femmes en Île-de-FranceLe talent n’a pas de sexe</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 07:30:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Delphine Kilhoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le fond]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[H/F Île-de-France]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport Reine Prat]]></category>
		<category><![CDATA[Saison Egalité]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote><p>Saison 2013-2014 et bien au-delà…</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene4.jpg" alt="" width="90" height="89" />En 2006 paraît <a title="Le rapport Reine Prat" href="http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/prat/egalites.pdf" target="_blank">le rapport Reine Prat</a>, commandité par le ministère de la Culture, qui révèle des discriminations criantes entre les hommes et les femmes employés dans le secteur du spectacle vivant. Les chiffres, accablants, font&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Saison 2013-2014 et bien au-delà…</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene4.jpg" alt="" width="90" height="89" />En 2006 paraît <a title="Le rapport Reine Prat" href="http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/prat/egalites.pdf" target="_blank">le rapport Reine Prat</a>, commandité par le ministère de la Culture, qui révèle des discriminations criantes entre les hommes et les femmes employés dans le secteur du spectacle vivant. Les chiffres, accablants, font l’effet d’une bombe. De là va naître le mouvement H/F dont l’objectif est de lutter pour une représentation égalitaire hommes/femmes des artistes et professionnels du spectacle. Après quatre années de travail, H/F annonce une première Saison </strong><strong>É</strong><strong>galité en Île-de-France : chouette, il va y en avoir pour tous les genres !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La première action d’H/F consiste à diffuser les chiffres qui révèlent une réalité peu brillante. Sont dirigés par des femmes :<br />
-       4 % des maisons d’opéras<br />
-       9 % des centres dramatiques nationaux<br />
-       33 % des théâtres nationaux<br />
-       30 % des centres chorégraphiques nationaux<br />
En outre :<br />
-       15 % des textes joués sont écrits par des femmes<br />
-       25 % des spectacles sont mis en scène par des femmes<br />
-       5 % des concerts sont dirigés par des femmes<br />
Un déséquilibre bien trop flagrant pour être ignoré&#8230; D&#8217;où la proposition d&#8217;H/F de créer une Saison <span style="text-align: justify;">Égalité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright" title="Logo HF Île-de-France" src="http://rhinoceros.eu/images/delphine/2013/06/saison_egalite/logo_HF.JPG" alt="" width="300" height="300" />Une Saison </strong><strong>É</strong><strong>galité, qu’est-ce que c’est ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les pas d&#8217;un précurseur, la région Rhône-Alpes, à la rentrée 2013, vingt-cinq théâtres franciliens s’engagent dans cette Saison Égalité pour donner aux femmes la place qu’elles méritent. Ces établissements (liste complète en bas de page) se donnent pour objectif de tendre « <em>à l’équilibre dans les programmations et productions et dans la gouvernance interne des établissements</em> ». L’occasion pour les spectateurs de découvrir plus de spectacles écrits ou mis en scène par des femmes, mais aussi d’apercevoir en régie et sur le plateau des techniciennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Au sein d’<a title="Site d'H/F Île-de-France" href="http://www.hf-idf.org" target="_blank">H/F Île-de-France</a> et des théâtres associés à cette Saison Égalité, on souligne la « <em>nécessité d’être volontaire </em>» pour parvenir à un véritable changement. Lors de la conférence de presse organisée pour l’occasion est soulevée l’inévitable question de la liberté de choix des programmateurs : ne se limite-t-on pas en voulant imposer plus de femmes ? Une objection rejetée fermement par François Rancillac, directeur de L’Aquarium, qui rappelle que les théâtres reçoivent de très nombreuses propositions de spectacles, offrant un choix suffisament large aux programmateurs pour que leurs exigences qualitatives soient respectées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des barrières dans la tête</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les militantes et militants d’H/F sont aussi conscients que l’une des premières barrières à l’accession à des postes à responsabilités par des femmes se trouve dans la tête de ces dernières. Formatées par une société leur rappelant en permanence la domination masculine, elles pensent par exemple rarement à candidater pour des postes de direction et restent trop souvent le « numéro 2 » des théâtres, celles qui tiennent la maison en somme…</p>
<p style="text-align: justify;">Cette initiative engagée invite les professionnels à changer leur regard sur leur travail et avec qui ils travaillent, mais c’est aussi une occasion d’encourager le public à être plus attentif au choix des programmateurs. Car si le talent n’a pas de sexe, pourquoi se priver de la créativité des femmes ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Première Saison </strong><strong>É</strong><strong>galité Hommes/Femmes en Île-de-France</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les 25 théâtres franciliens participants :<br />
<strong>Paris :</strong> Athénée – Théâtre Louis Jouvet / Confluences / Le Grand Parquet / Le Lucernaire / Le Monfort / Le Tarmac / Maison de l’Europe et de l’Orient / Théâtre Artistic Athévains / Théâtre de l’Aquarium / Théâtre de la Bastille / Théâtre de la Cité internationale / Théâtre national de la Colline. <strong>Yvelines :</strong> Collectif 12 (Mantes-la-Jolie) / La Ferme de Bel Ébat – Théâtre de Guyancourt / Le Prisme (Saint-Quentin-en-Yvelines). <strong>Hauts-de-Seine :</strong> Théâtre des Sources (Fontenay-aux-Roses) / Théâtre Firmin Gémier – La Piscine (Antony et Chatenay-Malabry) / Théâtre de Vanves. <strong>Seine-Saint-Denis :</strong> Nouveau Théâtre de Montreuil / Théâtre Gérard Philippe (Saint-Denis). <strong>Val-de-Marne :</strong> Théâtre André-Malraux (Chevilly-Larue) / Théâtre des Quartiers d’Ivry /  Théâtre Romain Rolland (Villejuif). <strong>Val d’Oise :</strong> Théâtre 95 (Cergy-Pontoise). <strong>Un peu plus loin :</strong> Théâtre de la Tête noire (Saran).</p>
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		<title>Couple en danger d&#8217;Éric AssousL&#8217;âge de la tentation</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 06:08:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cecile Maslakian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Couple en danger]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Assous]]></category>
		<category><![CDATA[Le Petit Hébertot]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Boutet]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu&#8217;au 31 août 2013, <a title="Site du Petit Hébertot" href="http://petithebertot.com" target="_blank">théâtre du Petit Hébertot</a>.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene1.jpg" alt="" width="90" height="89" />Le cinéma comme le théâtre et la littérature invite parfois à réfléchir sur sa propre vie. C’est le point de départ de <em>Couple en danger</em>. Un film met le feu aux poudres dans&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu&#8217;au 31 août 2013, <a title="Site du Petit Hébertot" href="http://petithebertot.com" target="_blank">théâtre du Petit Hébertot</a>.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene1.jpg" alt="" width="90" height="89" />Le cinéma comme le théâtre et la littérature invite parfois à réfléchir sur sa propre vie. C’est le point de départ de <em>Couple en danger</em>. Un film met le feu aux poudres dans un couple apparemment sans histoires en posant la question de la passion. Avec une fougue de jeune fille, la femme envoie tout balader pour se mettre en quête du coup de foudre. Une tocade qui ne mène pas bien loin à en croire l&#8217;auteur. Ils se quitteront et se retrouveront dans une intrigue cousue de fil blanc. Un coup pour rien.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Couple en danger" src="http://rhinoceros.eu/images/cecile/2013/06/couple_en_danger/couple_1.JPG" alt="" width="300" height="225" />Ils ont la cinquantaine et passent leur soirée devant un film. Lui s’est endormi, elle est émue aux larmes. Classique. L’héroïne du film a renoncé au grand amour par fidélité à sa vie de famille. La femme se dit qu’elle aurait fait le choix inverse. Et soudain sa vie à elle lui semble bien terne. Le mari tombe des nues. Il ne comprend pas bien ce qu’elle peut reprocher à leur vie de couple. Ne font-ils pas régulièrement l’amour ? Rien de nouveau sous la couette.</p>
<p style="text-align: justify;">Les femmes sont souvent idéalistes en amour, les hommes nettement plus prosaïques en la matière. Elle décide d&#8217;aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte et l’amour plus brûlant. Après avoir tenté de la retenir, le mari essayera de profiter de sa nouvelle vie de célibataire mais le cœur n’y est pas. Elle prendra quelques coups, perdra quelques illusions avant de rentrer au bercail, pleurnicher dans le cou de son homme. Entre temps, ils auront opposé leurs visions de l’amour et du sexe, se seront trompés, égarés mais auront-ils changé voire progressé ? Hélas non. Simple retour à la case routine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Couple en danger" src="http://rhinoceros.eu/images/cecile/2013/06/couple_en_danger/couple_2.JPG" alt="" width="300" height="225" />Sans surprise</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois le problème posé, <strong><em>Couple en danger</em></strong> ne trouve jamais vraiment de souffle, ne propose rien de neuf, pas d’angle de vue original. L&#8217;âme sœur ne court pas les rues. On s&#8217;en doutait. Les scènes sont sans surprise à tel point que l’on devine parfois ce qui va se dire. Et l&#8217;émotion joue les grandes absentes. Les comédiens ne parviennent pas à convaincre du désarroi qu&#8217;engendre une rupture, et l&#8217;effusion des retrouvailles ne fait pas davantage vibrer.  <em>Sur la route de Madison</em>, le film qui sert de point de départ à la pièce est autrement plus profond, intéressant et sensible. Mais n’est pas  Clint Eastwood qui veut. Les grands films ont le pouvoir de nous  questionner et de nous émouvoir. <strong><em>Couple en danger</em></strong> tout juste celui de nous faire sourire. Et encore.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Couple en danger</strong></em> d’Éric Assous, mis en scène Stéphane Boutet, <a title="Site du Petit Hébertot" href="http://petithebertot.com" target="_blank">théâtre du Petit Hébertot</a>.<br />
Avec : Olivia Dutron et Philippe Roulier.<br />
Crédits photographiques : François Vila.</p>
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		<title>Le Médecin malgré lui Los Angeles 1990 de MolièreLos Angeles Parano</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 08:40:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwendoline Soublin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélien Rondeau]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Le Médecin malgré lui Los Angeles 1990]]></category>
		<category><![CDATA[Lucernaire]]></category>
		<category><![CDATA[Molière]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Paulhiac]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&#8217;au 24 août 2013, <a href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">Lucernaire</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Bad trip" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene1.jpg" alt="" width="90" height="89" />Los Angeles. Sganarelle, un clochard junkie, se bagarre avec sa femme, Martine, une pute gouailleuse en manteau rouge. Pour se venger des coups qu&#8217;il lui inflige, cette dernière lui tend un piège : le voilà devenu&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&#8217;au 24 août 2013, <a href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">Lucernaire</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Bad trip" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene1.jpg" alt="" width="90" height="89" />Los Angeles. Sganarelle, un clochard junkie, se bagarre avec sa femme, Martine, une pute gouailleuse en manteau rouge. Pour se venger des coups qu&#8217;il lui inflige, cette dernière lui tend un piège : le voilà devenu médecin malgré lui dans une famille à moitié mafieuse &#8211; santiags, string et coussins léopards pour l&#8217;ambiance. Succès OFF d&#8217;Avignon en 2009, cette adaptation moderne de Molière puise ses références multiples dans le cinéma des mauvais garçons (Tarantino, De Palma) et la télévision. En usant de pastiche à tire-larigot, Molière s&#8217;oublie bien vite pour être rattrapé par une suite de sketchs dopés aux stéréotypes gratuits et un peu superficiels. S&#8217;amuser avec Molière, oui, bien sûr ! Le perdre en cours de route, déjà moins.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Molière" src="http://rhinoceros.eu/images/gwendoline/2013/06/Le-medecin-malgre-lui-los-angeles-1990/Le-medecin-malgre-lui-los-angeles2.jpg" alt="" width="300" height="450" />Il faut toujours se méfier des bonnes idées. En les creusant, il pourrait n&#8217;y avoir que du vent.  Se lancer à la conquête de Molière en y distillant des références contemporaines, l&#8217;ambition était louable et suscitait de la curiosité. Comment raconter la drôle d&#8217;ascension sociale de Sganarelle en dynamitant l&#8217;œuvre pour lui apporter du punch et un sens plus contemporain ? Téléporté aux <em>States</em>, entre drogues et <em>bitches</em>, le fagotier d&#8217;antan a bien changé. La transposition du personnage de Sganarelle en drogué notoire reste la touche inspirée du spectacle. L&#8217;interprétation du comédien Augustin de Monts convainc et donne une force certaine (car politique) à ce qui, de prime abord, ne pourrait rester qu&#8217;une joyeuse farce. Pour gravir les échelons, semble-t-il nous dire, il suffit de croire à la place que l&#8217;on s&#8217;attribue, les autres suivront. En guise de conclusion, les prémisses intéressants d&#8217;un Sganarelle maître de son destin (et futur <em>dealer</em> ?) font regretter que la pièce n&#8217;ait pas eu la même couleur réellement provocatrice tout le long .</p>
<p style="text-align: justify;">Mais voilà, au-delà du personnage principal, <strong><em>Le Médecin malgré lui Los Angeles 1990</em></strong> manque de subtilité. Inaudible, le texte de Molière semble être davantage un prétexte à gags qu&#8217;un matériau sur lequel les comédiens peuvent s&#8217;appuyer. Détournés des situations, ils s&#8217;adonnent à la création de personnages caricaturaux quand on les aurait préférés allégoriques. Corps, accents, costumes, le fourre-tout est si grand qu&#8217;il devient difficile de saisir ce pourquoi ils agissent. Parce qu&#8217;ils empêchent l&#8217;intelligence de la farce d&#8217;émerger, les nombreux clins d’œil finissent paradoxalement par appauvrir la pièce. Pourquoi ce rire potache alors qu&#8217;un rire franc aurait donné à cette relecture une force plus grande ?</p>
<p><strong><em>Le Médecin malgré lui Los Angeles 1990</em></strong> de Molière, mis en scène par Aurélien Rondeau et Quentin Paulhiac, <a href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">Lucernaire</a>.<br />
Avec en alternance : Augustin de Monts, Florent Chesne, Sophie Staub, Amandine Gaymard, Aurélien Rondeau, Hugo Horsin, Sébastien Faglain, Michael Cohen, Lydia Besson et Jérome Rodriguez.<br />
Crédits photographiques : Collectif Le Pack.</p>
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		<title>Kalashnikov de Stéphane GuérinDéprime œdipienne</title>
		<link>http://rhinoceros.eu/2013/06/kalashnikov-de-stephane-gueri/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 14:12:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Delphine Kilhoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Kalashnikov]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Notte]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Guérin]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre du Rond-Point]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 30 juin 2013, <a title="Site du Rond-Point" href="http://www.theatredurondpoint.fr" target="_blank">théâtre du Rond-Point</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Sérieux ?" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene0.jpg" alt="" width="90" height="92" />Un couple abruti de télévision et d’ennui, un fils revenu à moitié fou et estropié d’Afghanistan et un trans jouant les oracles : voici les anti-héros de <em>Kalashnikov</em>. La pièce avance entre scènes quotidiennes emplies&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 30 juin 2013, <a title="Site du Rond-Point" href="http://www.theatredurondpoint.fr" target="_blank">théâtre du Rond-Point</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Sérieux ?" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene0.jpg" alt="" width="90" height="92" />Un couple abruti de télévision et d’ennui, un fils revenu à moitié fou et estropié d’Afghanistan et un trans jouant les oracles : voici les anti-héros de <em>Kalashnikov</em>. La pièce avance entre scènes quotidiennes emplies d’amertume et séquences où les personnages revisitent le mythe d’Œdipe. Une mise en perspective qui aurait pu être intéressante mais qui se retrouve noyée dans un texte bavard n’en finissant pas de déverser un pessimisme existentialiste facile. Déprimant.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Kalashnikov" src="http://rhinoceros.eu/images/cecile/2013/06/kalashnikov/kalashnikov1.jpg" alt="" width="300" height="200" />Que cherche à nous dire <strong><em>Kalashnikov</em></strong> ? Que le destin finira inéluctablement par broyer chaque être humain ? Que de toute façon les hommes ne méritent pas mieux ? Les parents se détestent et ont tout perdu, mais quand leur fils leur demande ce qu’ils changeraient dans leur vie s’ils pouvaient tout recommencer, il se heurte à un silence creux. Aussi terrible que cela soit, ils préfèrent leur guerre bilieuse de tous les jours à un autre possible – ils se révèlent incapables de repenser leur existence. Des êtres petits, méchants et contents de l’être. Voilà ce que nous montre le texte et ce que souligne en permanence la mise en scène, au risque de la redondance.</p>
<p style="text-align: justify;">Très bien. Mais qu’est-ce que ce type d’argument apporte à une humanité qui se débat déjà entre surpopulation, réchauffement climatique et crise économique ? Si l’idée est d’établir un constat de combien nous allons mal et se repaître de nos propres plaies, les actualités y suffisent. Une création artistique ne peut pas se complaire dans une dramatisation caricaturale sans y adjoindre une vision forte. Or <strong><em>Kalashnikov</em></strong> ne révèle rien de nouveau.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" title="Kalashnikov" src="http://rhinoceros.eu/images/cecile/2013/06/kalashnikov/kalashnikov4.jpg" alt="" width="300" height="200" />Certaines facilités agacent. Il ne suffit pas de citer en permanence des références à des publicités et des vieilles séries pour dénoncer une culture télévisuelle annihilatrice de cerveaux. Le cliché est éculé et les exemples choisis pas assez pointus pour faire mouche et être porteurs d’une réelle prise de position politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si la brillante Raphaëlline Goupilleau parvient à nous arracher un rire de temps à autre par la grâce de son timing impeccable, cela ne suffit malheureusement pas à sauver <strong><em>Kalashnikov</em></strong>. La pièce tire à vue sur notre société sans proposer de critique constructive. Notre époque mérite mieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Kalashnikov</em></strong> de Stéphane Guérin, mise en scène de Pierre Notte, <a title="Site du Rond-Point" href="http://www.theatredurondpoint.fr" target="_blank">théâtre du Rond-Point</a>.<br />
Avec : Raphaëlline Goupilleau, Annick Le Goff, Yann de Monterno, Cyrille Thouvenin.<br />
Crédits photographiques : Giovanni Cittadini Cesi.</p>
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		<title>Betty Colls de Paul JeansonBande à part</title>
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		<pubDate>Fri, 31 May 2013 05:43:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gwendoline Soublin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Betty Colls]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Jeanson]]></category>
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		<description><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu&#8217;au 28 juillet 2013, <a href="http://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">théâtre de Belleville</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Quest-ce que jpeux faire ?" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene4.jpg" alt="" width="90" height="89" />Henri et Areski, deux amis autant poètes que déglingués, traînent leur jeunesse dans un Paris fait de nostalgie et de modernité. Sur leur route, ils croisent Betty Colls, une demoiselle aussi avide d&#8217;excès qu&#8217;eux.&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu&#8217;au 28 juillet 2013, <a href="http://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">théâtre de Belleville</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Quest-ce que jpeux faire ?" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene4.jpg" alt="" width="90" height="89" />Henri et Areski, deux amis autant poètes que déglingués, traînent leur jeunesse dans un Paris fait de nostalgie et de modernité. Sur leur route, ils croisent Betty Colls, une demoiselle aussi avide d&#8217;excès qu&#8217;eux. De délires en vibrations sensuelles et avec une dégaine qui nous rappelle la Nouvelle Vague de Godard et Truffaut, voilà notre bande à part entraînée dans un tourbillon d&#8217;amour, de folie et de liberté à tout prix. Ce spectacle puissant, écrit et  mis en scène avec brio par Paul Jeanson, revendique une théâtralité joyeuse comme remède au vide existentiel. Rare et enivrant, <em>Betty Colls</em> se vit avec intensité : dansons !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est des spectacles qui vous prennent au ventre comme des papillons. La force de <em><strong>Betty Colls</strong></em> : tout miser sur le corps. Le beau texte très poétique de Paul Jeanson pourrait se perdre dans les méandres de son propre lyrisme. Il n&#8217;en est rien. Parce que chaque image (aussi surréaliste soit-elle) est imprimée, donnée puis recrachée par les comédiens, le texte devient un acteur à part entière du spectacle. Compagnon d&#8217;infortune, il traduit un besoin de s&#8217;idéaliser pour tout vivre jusqu&#8217;au bout, à fond, à l&#8217;arrachée, à la vie à la mort. En se dispensant du verbeux et en misant définitivement sur le mot comme moteur de l&#8217;action, le spectacle appuie la fulgurance de son geste théâtral.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Betty Colls" src="http://rhinoceros.eu/images/gwendoline/2013/05/Betty-Colls/Betty-Colls2.jpg" alt="" width="300" height="350" />Pour seuls accessoires, les comédiens possèdent leur corps. La lumière découpe parfois l&#8217;espace mais elle permet davantage l&#8217;évocation que l&#8217;illustration véritable des lieux et/ou des sentiments intérieurs des personnages. Cette mise en espace du vide place l&#8217;imaginaire au centre du travail de plateau. La stylisation des corps est précise, la locution musicale et la pantomime judicieusement employée. Dans ce rien, le propos de la pièce trouve toute sa signification : quand il n&#8217;y a pas d&#8217;autre choix que l&#8217;ennui, peut-on s&#8217;amuser de tout et aller jusqu&#8217;au bout du rien ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vivants !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La liberté de ton évoque <em>Jules et Jim</em>, <em>Bande à part</em>, <em>La Maman et la putain</em> où d&#8217;improbables triangles amoureux jouent avec la vie et la mort. Cet hommage revendiqué de Paul Jeanson (d&#8217;entrée de jeu, Betty se demande ce qu&#8217;elle peut faire parce qu&#8217;elle ne sait pas quoi faire<sup>1</sup>!) assume aussi ses différences. Replacé dans notre monde contemporain, la pièce marque ses distances avec la jeunesse des années 1960. Paumés dangereux, les héros de <strong><em>Betty Colls</em></strong> se coltine les dérives de notre époque actuelle : violence gratuite, <em>snuff movie</em>&#8230; De la liberté joyeuse à l’extrémisme, n&#8217;y aurait-il qu&#8217;un pas ? Faut-il le franchir ou se conformer à une époque qui nous écrase sans autre forme de procès ? Paul Jeanson ne condamne pas et laisse ouverts les battants de la réflexion. Son spectacle est avant tout un poème vibrant que nous ne pourrions que trop vous conseiller d&#8217;aller voir. Chapeau bas, les artistes, sans tiédeur et avec vie, toujours !</p>
<p><strong><em>Betty Colls</em></strong> écrit et mis en scène par Paul Jeanson, <a href="http://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">théâtre de Belleville</a>.<br />
Avec : Bastien Bernini, Ophélie Clavie, Sophie de Fürst et Paul de Launoy.<br />
Crédits photographiques : DR.</p>
<g:plusone href="http://rhinoceros.eu/2013/05/betty-colls-de-paul-jeanson/"  size="standard"   count="false"  ></g:plusone><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_8550" class="footnote">Parole célèbre d&#8217;Anna Karina dans <em>Pierrot le fou</em> de Jean-Luc Godard.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Les Mystères de Paris d&#8217;après Eugène SueMisère et décadence</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 06:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cecile Maslakian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Sue]]></category>
		<category><![CDATA[Les mystères de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de la Tempête]]></category>
		<category><![CDATA[William Mesguich]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&#8217;au 16 juin 2013, <a title="Site du théâtre de la Tempête" href="http://www.la-tempete.fr" target="_blank">théâtre de la Tempête</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene2.jpg" alt="" width="90" height="89" />Bienvenue dans le Paris interlope du XIX<sup>e</sup></strong><strong> siècle, au cœur du quartier des Halles grouillant de bandits et d’ivrognes, de prostituées et de mères maquerelles. Le roman fleuve d’Eugène Sue, <em>Les Mystères de Paris</em>,&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&#8217;au 16 juin 2013, <a title="Site du théâtre de la Tempête" href="http://www.la-tempete.fr" target="_blank">théâtre de la Tempête</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene2.jpg" alt="" width="90" height="89" />Bienvenue dans le Paris interlope du XIX<sup>e</sup><strong> siècle, au cœur du quartier des Halles grouillant de bandits et d’ivrognes, de prostituées et de mères maquerelles. Le roman fleuve d’Eugène Sue, <em>Les Mystères de Paris</em>, publié en feuilleton en 1842, se faisait l’écho cru et baroque de la misère sociale de son époque. La pièce du même nom fait le pari fou de retracer, en deux heures, les aventures à rebondissements de vingt-cinq personnages aux destins tragiques. Pari peut-être trop fou pour être totalement tenu.</strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Les Mystères de Paris" src="http://rhinoceros.eu/images/cecile/2013/05/les_mysteres_de_paris/Mysteres-de-Paris-1.jpg" alt="" width="300" height="169" />Dès le début, on est prévenu : cœurs sensibles s’abstenir. Et c’est parti pour une plongée sans répit dans les entrailles de Paris où se déchirent et s’entretuent des personnages plutôt terrifiants : la Chouette et le Maître d’école aussi monstrueux physiquement que moralement, le Chourineur ivrogne et ex-taulard repenti, ou Ferrand, le notaire dépravé qui mourra de frénésie érotique. On y croise aussi la jeune Fleur de Marie que la pauvreté a conduite à la prostitution, Rigolette, Madame Pipellet… Autant d’archétypes de la déchéance humaine et, au milieu d’eux, Rodolphe, aristocrate travesti en ouvrier qui arpente les bas-fonds pour venir en aide aux miséreux mais capable de la pire cruauté quand il s&#8217;agit de faire justice.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un kaléidoscope foisonnant</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’adaptation signée par Charlotte Escamez du roman d’Eugène Sue a du souffle mais peut-être a-t-elle vu trop grand. Même si tout n’est pas retranscris ici, la pièce compose un kaléidoscope foisonnant de scènes et de situations. Le lien de l’une à l’autre est parfois difficile à saisir tant les changements de lieux et de personnages à chaque tableau <img class="alignleft" title="Les Mystères de Paris" src="http://rhinoceros.eu/images/cecile/2013/05/les_mysteres_de_paris/Mysteres-de-Paris-2.jpg" alt="" width="300" height="196" />brouillent les cartes. À force de ruptures, l&#8217;esprit finit par s’égarer et l’attention par se relâcher. L’intervention de Monsieur ou de Madame Loyal pour replacer les scènes dans leur contexte n’y change pas grand-chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’en reste pas moins que les comédiens sont très convaincants dans leurs rôles multiples, que la mise en scène foisonne d’idées brillantes portées par des lumières très inspirées dessinant un décor crépusculaire magique et mystérieux. Quant aux costumes exubérants, ils soulignent tout aussi brillamment les conditions de chaque personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;œil est souvent bluffé, on ne peut s&#8217;empêcher de regretter que ces <strong><em>Mystères de Paris </em></strong>ne nous tiennent pas plus en haleine.<strong><em><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Les Mystères de Paris </strong></em>d&#8217;après Eugène Sue, mis en scène par William Mesguich au <a title="Site du théâtre de la Tempête" href="http://www.la-tempete.fr" target="_blank">théâtre de la Tempête</a>.<br />
Avec : Jacques Courtès, Zazie Delem, Romain Francisco, Marie Frémont, Sterenn Guirriec, Julie Laufenbuchler et William Mesguich.<br />
Crédits photographiques : Palazon.</p>
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		<title>Festival Mises en capsulesCourts toujours !</title>
		<link>http://rhinoceros.eu/2013/05/festival-mises-en-capsules-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 07:44:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Delphine Kilhoffer</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné 13]]></category>
		<category><![CDATA[festival Mises en Capsules]]></category>
		<category><![CDATA[Garance et le Docteur Q]]></category>
		<category><![CDATA[L’Inappétence]]></category>
		<category><![CDATA[Quelque chose à voir avec l’éternité]]></category>
		<category><![CDATA[Soirées plaisantes]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 8 juin 2013, <a title="Site du Ciné 13" href="http://www.cine13-theatre.com" target="_blank">théâtre Ciné 13</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene3.jpg" alt="" width="90" height="90" />À</strong><strong> défaut du printemps, le mois de mai nous amène la septième édition du <a title="Site du festival Mises en capsules" href="http://www.misesencapsules.com" target="_blank">Festival Mises en capsules</a>. Tous les soirs, en haut de la butte Montmartre, vous pouvez découvrir cinq pièces de théâtre de&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 8 juin 2013, <a title="Site du Ciné 13" href="http://www.cine13-theatre.com" target="_blank">théâtre Ciné 13</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene3.jpg" alt="" width="90" height="90" />À</strong><strong> défaut du printemps, le mois de mai nous amène la septième édition du <a title="Site du festival Mises en capsules" href="http://www.misesencapsules.com" target="_blank">Festival Mises en capsules</a>. Tous les soirs, en haut de la butte Montmartre, vous pouvez découvrir cinq pièces de théâtre de trente minutes chacune. L’occasion pour les spectateurs de se laisser séduire par des propositions variées, défendues aussi bien par de jeunes équipes que des troupes expérimentées. Pour elles toutes, l’enjeu est important : en plus de la visibilité qu’apporte le festival, un jury de professionnels récompense la meilleure pièce par une aide à la production.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la soirée d’ouverture, les spectateurs se pressent au théâtre Ciné 13 au point que tous ne pourront pas entrer. À l’intérieur, l’ambiance est bon enfant même si l’on aimerait ne pas avoir à ressortir de la salle entre chaque pièce. Et puis très vite, on se concentre sur l’essentiel : les spectacles présentés.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Affiche Mises en capsules" src="http://rhinoceros.eu/images/delphine/2013/05/mises_en_capsules/mises_en_capsusles_affiche.jpg" alt="" width="300" height="430" />Cette première salve évite la demi-teinte et régale de jolies trouvailles. Rien n’étant parfait, on passera sous silence l’insipide <strong><em>L’Inappétence</em></strong> pour retenir l’excellent <strong><em>Garance et le Docteur Q</em></strong>. Pour cette première pièce, Éloïse Lang fait montre d’une écriture drôle et subtile sur un sujet qui entre d’autres mains aurait tourné à la lourde gauloiserie. Garance est persuadée que si elle n’arrive pas à vivre une relation durable, c’est parce qu’elle est « <em>un mauvais coup</em> » : elle décide donc de consulter un sexologue pour pallier ce qu’elle imagine être ses carences. Le dialogue s’installe tout en finesse et derrière l’humour apparaît une pièce dénonçant les clichés, la pression sociale et l’éducation qui corsète. Très bien dirigés, Camille Cottin et Christophe Corsand forment un duo tout simplement formidable.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un tout autre registre, le rire accompagnait aussi la troupe des <strong><em>Soirées plaisantes</em></strong>, qui présente en alternance <em>Les Profs</em> et <em>Alain, reviens !</em> Comme souvent avec les spectacles issus d’une écriture collective, il ne se dégage pas un arc narratif fort, l’intérêt est ailleurs. Dans <em>Les Profs</em>, c’est dans la justesse de cette réunion de prérentrée avec ces enseignants que l’on a tous l’impression d’avoir déjà croisés, chacun défendant non pas tant les élèves que sa propre matière ou simplement les exigences de son ego…</p>
<p style="text-align: justify;">Plus contemplatif et philosophique, <strong><em>Quelque chose à voir avec l’éternité</em></strong> nous fait rencontrer le pape Jules II qui laissera sa trace dans l’Histoire pour avoir commandité la décoration du plafond de la chapelle Sixtine à Michel-Ange. L’un est habitué à la foule et à obtenir tout ce qu’il veut, l’autre est misanthrope et vise une impossible perfection. Comme deux faces d’une même pièce, ils sont à la fois proches et éloignés mais, au final, indispensables l’un à l’autre.</p>
<p style="text-align: justify;">Éclectique, le festival<strong> Mises en capsules</strong> offre du théâtre pour tous les goûts. Pour une soirée ou plus, laissez-vous tenter !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Festival Mises en capsules</strong>, <a title="Site du ciné 13" href="http://www.cine13-theatre.com" target="_blank">théâtre Ciné 13</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les Soirées plaisantes</em></strong>, écriture collective<br />
Mise en scène d’Irwin Königsberg et Guarani Feitosa.<br />
Avec : Clément Beauvoir, Moustafa Benaibout, Olivier Berhault, Barbara Bolotner, Rosa Bursztein, Louise Coldefy, Guarani Feitosa, Gabriel Ibanez Weill, Irwin Königsberg, Roman Kossowski, Julien Lecannellier, Lorraine de Sagazan, Solène Rossignol.<br />
<strong><em>L’Inappétence</em></strong> de Rafael Spregelburd<br />
Mise en scène d’Adrien Melin.<br />
Avec : Jeanne Arènes, Robin Causse, Fiona Chauvin, Julien Cheminade, Sol Espeche, Laurent Ferraro.<br />
<strong><em>Garance et le Docteur Q</em></strong> d’Éloïse Lang<br />
Mise en scène d’Éloïse Lang.<br />
Avec : Camille Cottin et en alternance Christophe Corsand et Guillaume Denaiffe.<br />
<strong><em>Quelque chose à voir avec l’éternité</em></strong> de Jean-Philippe Noël<br />
Mise en scène : Jean-Paul Bordes.<br />
Avec : François Siener, Jean-Paul Bordes, Jean-Paul Comart.</p>
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		<item>
		<title>La Bande du Tabou de la Compagnie NarcisseEt que ça swingue !</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 08:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cecile Maslakian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie Narcisse]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[La bande du Tabou]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre 13]]></category>

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		<description><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&#8217;au 23 juin 2013, <a title="Site du théâtre 13" href="http://www.theatre13.com" target="_blank">Théâtre 13</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene3.jpg" alt="" width="90" height="90" />Mythique cabaret de Saint-Germain-des-Prés, Le Tabou connut la frénésie des années 1950 sous l’impulsion de jeunes chanteurs passés ensuite à la postérité. Montée autour de chansons de cette époque, la Bande du tabou est une&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jusqu&#8217;au 23 juin 2013, <a title="Site du théâtre 13" href="http://www.theatre13.com" target="_blank">Théâtre 13</a></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene3.jpg" alt="" width="90" height="90" />Mythique cabaret de Saint-Germain-des-Prés, Le Tabou connut la frénésie des années 1950 sous l’impulsion de jeunes chanteurs passés ensuite à la postérité. Montée autour de chansons de cette époque, la Bande du tabou est une plongée trépidante dans cet après-guerre où la jeunesse goûtait enfin à l’insouciance, rythmée par une musique fraîchement débarquée d’outre-Atlantique. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les plus célèbres sont là : Vian, Gréco, Barbara, Gainsbourg, Mouloudji pour les chanteurs, Sartre et Beauvoir pour les penseurs et Sagan pour la rigolade. Avec un enthousiasme contagieux, ils font revivre toute une époque. Le jazz et le be-bop donnent des fourmis dans les jambes à cette jeunesse qui n’a qu’une envie : dévorer la vie. Entre eux, c’est instantané et magnétique.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="La Bande du tabou" src="http://rhinoceros.eu/images/cecile/2013/05/la_bande_du_tabou/cabaret2.jpg" alt="" width="300" height="200" />À la fois chanteurs, danseurs et comédiens, les jeunes interprètes de <strong><em>La Bande du Tabou</em></strong> se succèdent au micro dans la peau de leurs illustres modèles. D’abord dubitatif devant un pot-pourri joué sur fond de rivalité un peu artificielle entre deux chanteuses, on ne résiste pas longtemps à l’ambiance qui submerge le plateau. Théâtre et chant s’embrassent follement, drôlement ou sensuellement illustrant à merveille la grande liberté des artistes de cette époque. <span style="color: #222222; text-align: justify;">Tous les numéros ne sont pas égaux, mais lorsque la magie opère, l’émotion monte haut. Sans mimer leurs personnages ni avoir leurs voix, les doubles de </span><span style="color: #222222; text-align: justify;">Gréco, Barbara ou Gainsbourg </span><span style="color: #222222; text-align: justify;">offrent des interprétations personnelles très convaincantes.</span> Et quand les bombes atomiques débarquent en culottes fluos pour un ballet loufoque et gracieux, une poésie exaltante embrase l’air. Idem avec cette drôle de danse exécutée à quatre doigts.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un bel ensemble</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette bande du Tabou, chacun avait sa personnalité et son registre. Le spectacle joue avec et réussit le pari de laisser à chacun la place de s’exprimer sans que cette diversité ne donne le sentiment d’un collage artificiel. Le tout est harmonieux, presque par miracle ou plus sûrement grâce à l’énergie et au talent qui irriguent le spectacle. Une harmonie qui doit aussi beaucoup à la présence sur scène de trois musiciens chevronnés.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en espace joue également sa partition : la scène qui s’avance dans la salle, les comédiens qui s’aventurent dans les travées, les lumières qui baignent parfois la salle, ou se font intimistes à d’autres endroits… scène et salle ne font qu’un. Bienvenue au cabaret !</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La Bande du Tabou</strong></em>, création collective de la <a title="Site de la Compagnie Narcisse" href="http://ww.compagnie-narcisse.com" target="_blank">Compagnie Narcisse</a> d&#8217;après une idée originale de Yveline Hamon et Jean-Pierre Gesbert, <a title="Site du théâtre 13" href="http://www.theatre13.com" target="_blank">Théâtre 13</a>.<br />
Avec : Claire Barrabès, Fiona Chauvin, Sol Espeche, Antonin Meyer-Esquerré, Pascal Neyron, Yoann Parize, Lorraine de Sagazan, Jonathan Salmon, Guillaume Tarbouriech, Cédric Barbier, Delphine Dussaux et Lucas Gaudin.<br />
Crédits photographiques : Compagnie Narcisse.</p>
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		<title>Les Tentations d’Aliocha d’après Dostoïevski Petit meurtre entre frères</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 06:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Delphine Kilhoffer</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Fiodor Dostoïevski]]></category>
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		<description><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 24 mai 2013, <a title="Site de L'Aquarium" href="http://www.theatredelaquarium.net" target="_blank">théâtre de L’Aquarium</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Ok" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene2.jpg" alt="" width="90" height="89" />Monument littéraire, <em>Les Frères Karamazov</em> dissèque les relations d’une fratrie tourmentée avec en son centre Aliocha, le benjamin. Au-delà de l’histoire – le meurtre du père et l’enquête qui s’ensuit –, c’est une bataille idéologique&#8230;</strong></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Jusqu’au 24 mai 2013, <a title="Site de L'Aquarium" href="http://www.theatredelaquarium.net" target="_blank">théâtre de L’Aquarium</a></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft" title="Ok" src="http://rhinoceros.eu/images/redaction/2009/12/eugene/eugene2.jpg" alt="" width="90" height="89" />Monument littéraire, <em>Les Frères Karamazov</em> dissèque les relations d’une fratrie tourmentée avec en son centre Aliocha, le benjamin. Au-delà de l’histoire – le meurtre du père et l’enquête qui s’ensuit –, c’est une bataille idéologique et existentielle que Dostoïevski mène à travers ses protagonistes. Il interroge notre liberté de choix, notre conscience et notre spiritualité. Dans cette adaptation, si l’univers créé par le metteur en scène Guy Delamotte nous entraîne dans une Russie crépusculaire très à propos, la pièce souffre de quelques longueurs.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" title="Les Tentations dAliocha" src="http://rhinoceros.eu/images/delphine/2013/05/les_tentations/les_tentations_d_aliocha.jpg" alt="" width="300" height="199" />Un grand plateau recouvert de neige avec pour tout décor des chaises et un babyfoot, jeu des confrontations fraternelles. En fond de scène un rideau transparent sert à la fois à la projection de vidéos tournées en Russie et de mise en abîme en s’appuyant sur les ombres des acteurs hors plateau. La scénographie, forte et au service de l’histoire, ouvre une profondeur de champ qui résonne dans le texte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les Tentations d’Aliocha</em></strong> est portée par de solides comédiens. On retiendra notamment les élans parfois passionnés, parfois morbides de Timo Torikka dans le rôle de Dimitri, ainsi que la prestation toute en finesse de Catherine Vinatier, brillante Katerina se coupant volontairement d’une partie de ses émotions. Si les qualités d’interprétation de Véro Dahuron ne sont pas à remettre en cause, on peut néanmoins s’étonner de ce casting atypique pour le rôle d’une femme d’une vingtaine d’années dont la jeunesse est soulignée dans le texte.</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres choix de mise en scène ne sont pas très clairs. Pourquoi, par exemple, voir Aliocha de trois quarts dos pendant presque toute la première partie du spectacle ? Personnage contemplatif, souvent observateur plus qu’acteur, il parle peu et l’on regrette d’autant plus de ne pouvoir scruter son visage lorsqu’il est pris à partie par les autres protagonistes.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" title="Les Tentations dAliocha" src="http://rhinoceros.eu/images/delphine/2013/05/les_tentations/les_tentations_d_aliocha1.jpg" alt="" width="300" height="169" />Mais ce qui limite l’impact des <strong><em>Tentations d’Aliocha</em></strong> reste l’adaptation : sans oser assez trancher dans le vif du texte, elle peut se révéler un peu confuse pour qui n&#8217;est pas déjà familier avec les enjeux du roman de Dostoïevski. Certains monologues ralentissent inutilement la pièce, tel le long récit du rêve d’Ivan qui pourrait être coupé sans nuire à la compréhension du personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré ces réserves, <strong><em>Les Tentations d’Aliocha</em></strong> a su capturer quelque chose de la vision tourmentée de Dostoïevski, de cette âme slave torturée qui s’interroge encore et toujours sur sa part de culpabilité. Car qui a tué le père, en somme ? Tout le monde, à sa façon.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les Tentations d’Aliocha</em></strong> d’après <em>Les Frères Karamazov</em> de Fiodor Dostoïevski, mise en scène de Guy Delamotte, <a title="Site de L'Aquarium" href="http://www.theatredelaquarium.net" target="_blank">théâtre de L’Aquarium</a>.<br />
Avec : Véro Dahuron, Catherine Vinatier, David Jeanne-Comello, Anthony Laignel, Gilles Masson, Timo Torikka.<br />
Crédits photographiques : Tristan Jeanne-Valès.</p>
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