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Nord Nord Ouest de La Troupe en Bois

Bon voyage !

Dates à venir | Durée : 1h20

Lorsque Ana, scientifique de renom, reçoit une lettre de son frère Victor, disparu depuis plusieurs années, son sang ne fait qu’un tour : accompagnée de son fidèle assistant Ulysse, elle part à sa recherche. On suit ces deux acolytes de péripéties en rebondissements, dans une mise en scène créative, ingénieuse et pleine d’humour signée La Troupe en Bois.

“Cher public, le spectacle va commencer, nous vous prions donc de mettre vos téléphones en silencieux. Toutefois, nous vous encourageons à les garder allumés : prenez-nous en photos, filmez-nous, postez-nous sur les réseaux sociaux, avec notre hashtag #NordNordOuest. Merci, et bon spectacle !”

Il faut l’avouer : les premiers mots qu’on a entendus de La Troupe en Bois nous ont tout de suite interpellés. On s’est plié à l’exercice avec plaisir. Les contenus visuels de cet article ont donc, une fois n’est pas coutume, été réalisés par Le Rhino himself.

Lorsque le rideau se lève, les premières scènes confirment ces impressions. C’est créatif, astucieux et surprenant. De scène en scènes, on découvre de nouveaux “trucs”. Les effets visuels sont efficaces ; on sent une attention particulière portée à chaque tableau. Mention spéciale pour la création sonore : Roman Facérias, présent sur scène, joue en live d’instruments plus ou moins académiques. C’est parfois drôle et toujours immersif.

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img_8343La Troupe en Bois existe depuis 2011 et compte à son bord des membres aux profils variés. Nord Nord Ouest est leur première création collective complète, et de ce qu’on a vu, on dirait bien qu’ils se sont éclatés. L’argument est simple, sans fioritures ; la mise en scène, l’interprétation, les décors, les effets scéniques, l’énergie sont généreux. À des kilomètres des créations contemporaines froides et intellectuelles qui font florès dans les réseaux institutionnels.

Si la Troupe revendique les influences de Michel Gondry et de Saint-Exupéry, on a de notre coté senti quelque chose de Wes Anderson mâtiné d’un brin de Jules Verne ; dans cette esthétique “bric-à-brac” (ou DIY comme disent les jeunes) le risque était grand de tomber dans le cheap ou l’amateurisme. Il n’en est rien. Le spectacle flirte avec des styles et registres de théâtre différents, et se maintient toujours à flot.

Bref : c’est gai, c’est frais, ça change. À prescrire volontiers en dose unique aux déprimés de novembre et des mois à venir.

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Avec qui (d’autre) y aller ? Un petit neveu ou une petite nièce prêt à s’initier aux salles obscures, un match Tinder au deuxième RDV, des grands-parents de passage à Paris pour les fêtes de fin d’année.

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